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Le flot | 15 décembre 2008

 

 Le Flot 

 

La mort frappe à la porte

De chaque instant, chaque jour

Et tous ces êtres chers qu'elle emporte

Nous laissent orphelins de leur amour 

 

Car la mort sonne surtout à l'heure

Où généralement personne ne l'attend

En claironnant le glas d'un malheur

Sans en lancer de signe patent 

 

Mais dans le ciel des souvenirs

Que d'images et visions fort nostalgiques

Qui ne cessent d'aller et venir

Dans un insondable flot atypique 

 

Ce nuage en son firmament, on dirait le portrait de ma Mère

Et tel autre, on croirait être celui de mon Père

Qui majestueux, surplombent l'immensité de la mer

Mais changeant indéfiniment de stature et de repère 

 

C'est ainsi que je finirai par y flotter un jour

Dans la magnificence de cette bien céleste image

Mais une fois que j'aurai totalement fait le tour

Avant d'obtempérer à l'ordre du fatidique voyage

 

Publié par Flâneur à 13:33:11 dans tantkàvoir | Commentaires (47) |

Voici | 08 décembre 2008

   

 

Voici  

 

Voici des mots bien orphelins

De n'être sortis de ta fine bouche

Ils sont rustres ou même carrément malins

C'est pourquoi des fois ils font mouche

Car ils sont porteurs de grands rêves

Et véhiculent des espoirs immenses

Ils trainent des pieds quand ils ne font grève

Eux pourtant si fragiles ou même tout denses

Ces mots sont ciselés à ton image

Par l'illustre malotru que je suis

Je te les dédis en guise d'hommage

En dépit des affronts que j'essuie

Excuses moi la modicité de leur propos

Car je te les exprime le cœur léger

A toi que j'ai déjà dans la peau

Je te les offre sans rien y changer

C'est là j'en conviens, un bien modeste présent

Qui se veut aussi discret que l'éclat d'une larme

Qui du fin fond de tes yeux, à chaque fois répond présent

Sans que personne d'autre ne s'en alarme !

 

Publié par Flâneur à 14:54:49 dans tantkàvoir | Commentaires (14) |

(Sur)humain..(In)humain.. | 29 novembre 2008

 

(Sur)humain..(In)humain.. 

 

 

Passe!
Marcher sur l'eau !
Fait tout à fait extraordinaire ou en tout cas chose bien exceptionnelle que celle la
Ce serait, le considèrera-t-on cela non sans  quelque acception ou référence bien religieuse, comme étant de l'ordre du surhumain !
A l'image de son vénérable et non moins universel sujet
Soit! qu'à cela ne tienne

 
Mais marcher sur des œufs !?
Sans même risquer les casser..ni les écrabouiller
C'est quand même dur non ?
En tout cas à..gober !..

Des œufs..vous vous imaginez ?
Des œufs tout corsés, tout broyés
..tout cassés, tout écrabouillés..
Vous vous rendez compte de la difficulté de telle entreprise !?
C'est me semble-t-il, en tout cas tout autant ou même davantage, plus délicat
Des œufs totalement brouillés et enchevêtrés, ils sont, et pour le moins, quand même..durs à (les)faire ..avaler - et pas seulement à un humain !
Ni sinon du reste à un esprit espiègle ou malin  

Et que ce serait là une faculté par trop saugrenue à la faire subir à quiconque
 
Mais l'on ne va s'embrouiller l'esprit pour autant
Ni trop s'en faire tout un plat avec..
Sauf à considérer que pour digérer cela, l'on ne verserait dans quelque comportement peu recommandable et avec quelque attitude néfaste d'un genre bien inhumain

Ce qui n'honorerait le genre forcément ou seulement humain

Publié par Flâneur à 18:02:19 dans tantkàvoir | Commentaires (8) |

Ils vont ils viennent | 14 novembre 2008

 

 

 

Ils vont.. ils viennent

 

Ils vont

Ils viennent

Les jours

 

Ils s'en vont

Et puis s'en viennent

Disent les gens

 

Plus que les gens 

Les jours

..S'en vont

Et reviennent indéfiniment

 

Les gens

Chaque jour

Viennent mais eux s'en vont

Comme lorsqu'ils s'en vont définitivement

 

Les jours viennent

Et s'en vont comme le vent

Dont les gens ne s'en souviennent

Le plus souvent

 

Vont les jours

Comme les gens

Quand ils s'en vont

Les gens surtout s'en vont, c'est ce qu'ils font

 

Viennent ces amours

Et avec, leur entregent

Qui apaise ou confond,

Mais personne ne s'en morfond

 

Ces amours..

Chez les gens en ces jours

Ces amours

Tout flottant alentour

 

Qui s'en viennent

Ou qui s'en vont

Quand les jours

Viennent et Vont

 

Et des fois reviennent

Comme les gens, qui au fond,

Tous font un petit tour

Et puis s'en vont

 

Ainsi vont

Ainsi viennent

Les jours

Les amours

                 les gens

 

Vont et viennent les jours

Vont et viennent les gens

Et leurs amours

Tout indigents

                    Ou bien indulgents

 

Ils vont

Ils viennent

 

Ainsi vont

Ainsi viennent

                      Les jours

                      Les gens

 

Publié par Flâneur à 15:52:51 dans tantkàvoir | Commentaires (22) |

Giga Bis Repetita | 01 novembre 2008

 

"Giga Bis Repetita"

 


Tiens..cet "obscur" et non moins fumeux jeudi noir de 1929 se serait invité, spéculation boursière effrénée et "crise financière systémique" au devant de la scène aidant, en une "Giga Bis Repetita" - celle annonciatrice d'un millénaire qui, forcément, ne ressemblerait à aucun autre.. Elle est, sauf élément d'appréciation contraire, sans nulle autre pareille, elle serait cette fois-ci, par le biais d'une mondialisation démesurée et paradoxale car restreignant bien d'autres libertés (de mouvement des hommes bien amoindris pour leur part et en tout cas plus ou mieux contrôlés que celui des biens et services ainsi que des monnaies et autres écritures comptables), cette crise "Grandeur Nature" toute relookée..revisitée.."reboostée"..à pleins feux..à pleins gaz..plein les poches..plein la gueule..ou comme quoi la mémoire humaine ferait défaut, et surtout ferait encore une fois des siennes : les dégâts sont ou seraient encore énormes ; et ça craint fort à ce niveau


ça tomberait à pic dans ce sens, ce "retour" ou ce retournement d'histoire, c'est pile poil que ça tombe, cette mise à nu toute remixée, cette (re)mise en scène, bien dramatique ou pour le moins dommageable..même que ce retour à cette "case-départ (de 1929)" avec ses particularismes et ses conséquences à venir nous ferait, et pour longtemps encore si ce n'est au prix fort surtout aussi, tourner en bourrique, tant les espaces se concentrent risquant imploser, et les  niveaux de profit se désagrègent face à l'ampleur des dégâts systémiques ou collatéraux dus à bien des spéculations éhontées, face aux élans des évocations de lendemains meilleurs mais en réalité bien entamés et bouffis..des tournures toutes faites et des sentiments aspergés par les tumultes ambiants ont trop pris d place en nos esprits, à nous autres inoculés par des faiseurs d'opinion de tout poil..qui s'en mordraient les doigts, sait-on jamais : la menace, en tout cas présente, aurait la force d'un Tsunami..et l'on ne peut résister aux éléments que sont le feu, l'eau..et, qu'on se le répète aussi, la "foule".. : et son coléreux tonnerre déjà gronderait..


ce comment, histoire de donner au change (?) je me disais, au départ, que ce texte n'aurait ni..queue, ni tête..et, en tout état de cause, qu'il serait mis en page et lancé sans autre ambition que de ne plus être en trop grand décalage  de sa propre abyssale et entamée marge, assurément, il se contenterait de sa propre et marginale suffisance donc, sans avoir à  (trop ?) verser dans un déballage dont je n'ai à le faire d'autant que surtout, et je ne devrais être seul à cette aune, me sont inaccessibles ses cotés obscurs, bien étrangers ses secrets.. et aussi, je m'en remets à la clémence des saigneurs de ces sommes d'épargnes qui – miracle ( ?!),- comme subitement volatilisées l'on ne sait où mais pas comment !..Quand même, pas çà !..vite ! des fusibles, cherchons les fusibles, que dis-je ! trouvons-les et "fissa" ! et que çà saute ! pour qu'ils paient l'addition bien corsée..cette addition toute bien salée.. Et cette sale affaire n'en finirait de livrer bien de ses secrets mais en tout cas pas avant d'en avoir fait payer tout le prix à bien des contingents voire à bien des continents qui à vrai dire n'y seraient pour rien en c bouleversement issu d'une logique de marchés spéculatifs en l'espèce dangereux – une nouvelle "arme de déstructuration massive" ? un terrorisme à visage financier ?
Et les ordres..fusent et, fussent-ils de vente ou d'achat, ces ordres font désordre ; et puis les statistiques disent tout sauf l'essentiel ; mon Dieu que c'est pas correct tout ça !..on pourrait bien les faire parler quand même..ces foutues statistiques non !? une question de technique ? peut être, assurément; une question d'éthique aussi, surtout..oui ! mon cher..oui! ma chère! absolument ! mes très chers..une "Foi"..n'est pas (forcément une) coutume !..


par ailleurs, l'on ne se hasarderait à se prendre le pied dans le tapis rouge..couleur sang, odeur sueur..maintenant que les prises de tête sont légion et que les décotes font la une des médias et ouvertures de journaux télévisés ; dès lors que les chroniques se veulent plus (cou)rageuses sinon plus expertes encore tout en constituant les choux gras de ces unes, et des contenus d'éditorialistes qui voudraient, maintenant que c'est un peu plus forcé-corsé-roussi, en découdre vraiment. après avoir pendant longtemps été idéalistes, mais se métamorphosant désormais en éditoréalistes (oh!) ?! c'est tant mieux alors..qu'à Dieu ne plaise  ! surtout qu'il y'aurait des sirènes qui chanteraient, à l'unisson, des agonies de bitume..voilà comment le monde va..comme il va..mal à force d'avoir joué au malin, à l'astucieux ( se sucrer ainsi et à n'en plus finir ainsi que la quête de profits et de gains sans réel effort et à court terme rendraient aveugle ou aggraveraient quand ils ne les susciteraient, bien des avanies et autres cupidités ) et le moral des troupes en a pris un sale coup ! plus préoccupant encore, la confiance en a pris un -sacré- coup, sérieux celui-là..surtout préoccupant n'est-ce pas, car la confiance est la base de tout ce qui s'entreprend en société !? tiens, après le calice, si l'on en buvait un coup, pour oublier !? pour pas trop s'affoler..?! un coup pour moi, un coup pour toi, santé ! bravo ! ça débite..ça crédite..tant qu'on y est..alors que les chapitres comptables se couvrent d'opacité et autres facéties d'écritures et qu'aucun sens ni orientation apaisant n'y sont encore structurellement perceptibles, ou que ces chapitres de rouge marqués et leurs montants et chiffres se gonfleraient, en douce, et s'y calfeutreraient derrière un voile de silence plombé ! à perte et profit que tout cela y est en tant que de besoin  classé..et que tout y est rangé-agencé-glacé en toute bonne orthodoxie comptable, bancaire, boursière..un coup – du tort spéculatif - mortel pour moi et un coup – du sort- bien salvateur pour toi !? ou même, commutativité oblige, c'est aussi valable dans l'autre sens ? ces vaseux..vases communicants s'en donneraient à cœur joie, de ce fait..l'argent a changé de poche, de banque, de mains et d'horizons de destination - où en est la contrepartie ?..et même si rien n'y fait, car rien n'est parfait et en dépit que tout s'y conjuguerait en son essence, la Loi mathématique a cette faculté.. ce don..et cela a du bon, encore, des fois, sauf comme ce me semble être précisément le cas, si l'on en abuse..et que tout excès, par définition et, au besoin, par prudence, est nocif..et qu'il nous en couterait à tous ou notamment à l'encontre d'une..écrasée majorité, de trop tirer sur ce fil..


mais pas pour ceux qui en auraient profité du filon, n'est-ce pas !? et les courbes – j'ai entendu fourbes..,- ne trompent personne qui ait les mains encore  toutes enfouies dans le cambouis, dans le labeur et les yeux levés vers le ciel d'espérances désormais battues en brèche, laminées..sur le tapis des laissés pour compte d'un genre nouveau : Ko ?! pour le contre air ambiant (question d'ambiance..toujours..) il faut repasser, il faut revisiter le passé..tout bien décomposé fait de larmes et de peines - aussi d'espoirs, de quêtes de bonheur à construire..alors prêts ? serions-nous - à chaque fois prêts..pour de nouveaux prêts ? et financièrement s'entend,  serions-nous pour de nouveaux engagements? pour de nouveaux astronomiques crédits ? qu'ils soient abyssaux ? ou marginaux ? pour remettre en place -pas en jeu !- cette confiance pourtant bien allègrement trahie.. ?!


vite ! une éponge, qu'on essuie le vilain tableau noir (mais) couleur sang, disions-nous ! qu'on fasse table rase, à défaut de la jeter l'éponge, et le moral des troupes avec..

en attendant, que demain, ça rase gratis, sait-on jamais..ou à défaut, l'on se contenterait de raser les murs d'un tel ratage : Colossal ! à ce niveau, çà craint à ce qu'il parait..et l'on se souhaiterait avoir juste rêvé non !? Cauchemardesque que tout çà et que tutti quanti..

mais peut on faire tout cela ? peut-on ainsi dire tout çà ? et le dire ou surtout le vivre-subir, ainsi ? comme çà !? ha ! ha ! ha !


 

Publié par Flâneur à 16:02:12 dans tantkàvoir | Commentaires (14) |

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