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Délicatesse | 12 juillet 2008

Il n'ya pas de honte ni d'ailleurs de façon unique ou parfaite de dire, par l'écrit, les choses comme on les ressent, avec nos seuls, avec nos élaborés ou simples mots et des fois même avec nos oublis ou nos autocensures propres, car nous sommes des fois si délicats ou craintifs :

Délicats de dire les choses avec qlq excès, ou doucereuse manière d'exprimer nos sentiments, nos pensées, à les dire dans un dénuement qui ne correspondrait à une ‘'norme'' préétablie, à une ‘'façon'' toute faite et fermée de dire-d'écrire..mais nous savons très bien que si nous ne sommes parfaits, nous demeurerions bien perfectibles..alors patience.ou tant mieux !

Craintifs, oui! d'une certaine manière, face à ce que diraient tout en n'en pensant moins, ceux-là mêmes, illustres inconnus de nous autres, qui aurions pris le courage insolent d'écrire seulement..écrire tout simplement; et qui viendraient, qui à esquisser un sourire amusé ou ironique à l'endroit de nore écrit même, qui à nous ‘lire de haut'' mais de loin ou qui à nous balayer d'un revers de main invisible dans l'insondable et insondé anonymat de leur lecture de leur seul et simple passage en coup de vent..
 
A lui seul, ce simple passage de qlq lecteur pourtant bien anonyme, est en soi une belle chose ou aventure autant qu'il risque demeurer ''pesant'' car, ne l'oublions pas, notre écrit se voulait "intéressant ou digne d'intérêt" ( ce qui reste à définir je sais), car on l'imaginait ou souhaitait "éclairant, riche, insolite" mais en tout cas "généreux"..
L'écriture, nous travaillerait inéluctablement et ses effets demeurent bien présents .
Mais l'écrit est générosité par excellence  et amour de se confier avant tout; car généralement l'on y met du sien, on s'adonne à montrer au moins partie de notre for intérieur ou on s'y abandonne en nos excès et en nos euphories, c générosité, c attention et c amour et ouverture de soi sur autrui..

comme dire les choses avec délicatesse, avec poésie ou même avec qlq manière crue voire grossière et ce quels que soient le vocabulaire utilisé ainsi que la manière d'exprimer cela avec nos richesses de langage ou nos suffisances propres à cet endroit.

Voilà comment, voici pourquoi, il n'y aurait pas lieu de s'empêcher d'écrire si l'on en a envie ou même besoin, ni de se prendre trop la tête si l'on estime, à part-soi, que cet écrit est de peu d'intérêt, de facture négligeable..même qu'il ne provoquerait que moqueries, que jacasseries et dédain..mais n'est-ce pas que l'art est difficile et que la critique est aisée..
et puis écrire, cela nous situerait ou maintiendrait plus proches les uns des autres; aussi en accèdant à cet acte, à ce seul fait, nous serions plus à portée de main ou de langue du relationnel, même si le rationnel en prendrait un coup.
ce qui, en l'espèce, serait là bien modique prix payé face au poids des mots dont l'on se serait allégé et, mieux, de la nature des maux dont l'on s'en serait ainsi soulagé..

Ecrire, nous le disions, c délicat..
ça craint..non !?

Publié par Flâneur à 15:20:25 dans tantkàvoir | Commentaires (27) |

Ingrid : sous le soleil de la liberté | 04 juillet 2008

Elle est de retour, Ingrid Betancourt, de retour sous le soleil de la liberté, de nouveau avec les siens et avec le monde; de retour avec toutes celles et tous ceux qui, par la pensée ou par qlq opération de sensibilisation et de mobilisation, voient en sa libération, le fruit de leur implication et la récompense de leur folle et tenace esperance.

Il est également des pensées, comme orphelines que bien d'illustres anonymes ont eues pour cette femme exceptionnelle demeurée digne, humaine..pensées à saluer et honorer tout aussi humblement en dépit ou à la faveur de leur anonymat..

J'ai eu à exprimer ma solidarité pour cette femme - et pour toutes les autres personnes ou d'autres "Ingrid"..beaucoup plus anonymes de par le monde : pour que nul n'oublie, pour que nul ne les oublie.

La mobilisation, je le souhaite, je l'espère, demeurera toute aussi constante et davantage solidaire..

"Liberté pour toutes les "Ingrid"; pour tous les détenus" de toutes les prises d'otage et de toutes les méprises en ce monde, sous ce même soleil qui en ce jour inonde .

Publié par Flâneur à 16:56:30 dans tantkàvoir | Commentaires (12) |

Une ligne | 04 juillet 2008

Une ligne 

 

 

Poésie de tous les blogs..

Et poètes en vogue..

Laissez-vous aller, laissez-vous lire

Ou cassez la baraque pas seulement la tirelire..

Voici, en retrait, quelques mots..

Un marginal remède à de factices maux
 

Laissez donc une trace, un signe..

Un dessin, un texte ou juste une ligne

 Poésie en devenir ou en peine

Qui retient son souffle jusqu'à faire perdre haleine

 Au bout de toutes les langues, ton destin est suspendu

Que justice te soit rendue !

 

Publié par Flâneur à 15:34:31 dans tantkàvoir | Commentaires (11) |

Mandela : 46.664 | 01 juillet 2008

Mandela : 46.664 

 

 46.664..
Un matricule, numéro d'écrou
Nelson Mandela : 46.664 
Un homme, héros mis au trou

Avec ses 46.664 façons d'être
Libre et digne
Et 46.664 manières de paraître
Humble sur toute la ligne

46.664 ! est le numéro de ce sacré prisonnier
Ce détenu, au destin unique
Qui fut mis longtemps aux arrêts
Dans les geôles d'un apartheid inique

Mais 46.664 restera à jamais gravé
En cet endroit bien infâme
Là où la geôle avait tant bravé
L'honneur des hommes et des femmes

il en sortit plutôt grandi
De ces lieux de..vide et de mort
Et il en émergea blanchi, pardi !
Sans rancune ni autre remords

Sauf quelques regrets en marge
De ceux là plantés en chaque personne
Et que la souffrance enrage
D'une sourde douleur qui résonne

Soit 46.664 années-lumière
Entre cette longue nuit et ce naissant jour
Mais que d'invocations et de prières
Et de folles espérances alentour

Subies dans l'épreuve de l'isolement
Avant que cet épisode immonde
N'entre, comme subrepticement,
Dans la grande Histoire du monde

 

Publié par Flâneur à 20:21:53 dans tantkàvoir | Commentaires (7) |

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