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Gavé | 30 août 2008

 

Gavé

 

le jour se languit de ta présence

et quand je songe à ta voix

résonne ton insoutenable absence

mais cela ne te fait rien à ce que je vois

 

certes, il est des fois inutile

de chercher une raison à l'amour

dès lors que tout devient si futile

au croisement de nos vies à leur carrefour

 

mais tu sais combien je t'aime

pourtant je ne te l'ai jamais dit

et ce ne sont là de simples paroles que je sème

comme le ferait un poète maudit

 

car je n'ai nulle autre prétention

que d'être conforme à ce que je suis

et il m'arrive de ne prêter attention

à tous les affronts que j'essuie

 

tous ces nuages en notre ciel

obscurcissent nos coeurs plus que nos âmes

et je trouve bien démentiel

de demeurer un affreux quidam

 

car tu sembles n'avoir cure de ce que j'endure

en me laissant ainsi sur le pavé

alors que toutes cette horrible peine dure

depuis si longtemps que j'en suis gavé

 

Publié par Flâneur à 20:10:57 dans tantkàvoir | Commentaires (22) |