Gavé
le jour se languit de ta présence
et quand je songe à ta voix
résonne ton insoutenable absence
mais cela ne te fait rien à ce que je vois
certes, il est des fois inutile
de chercher une raison à l'amour
dès lors que tout devient si futile
au croisement de nos vies à leur carrefour
mais tu sais combien je t'aime
pourtant je ne te l'ai jamais dit
et ce ne sont là de simples paroles que je sème
comme le ferait un poète maudit
car je n'ai nulle autre prétention
que d'être conforme à ce que je suis
et il m'arrive de ne prêter attention
à tous les affronts que j'essuie
tous ces nuages en notre ciel
obscurcissent nos coeurs plus que nos âmes
et je trouve bien démentiel
de demeurer un affreux quidam
car tu sembles n'avoir cure de ce que j'endure
en me laissant ainsi sur le pavé
alors que toutes cette horrible peine dure
depuis si longtemps que j'en suis gavé
Publié par Flâneur à 20:10:57 dans tantkàvoir | Commentaires (22) | Permaliens
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