Le Flot
La mort frappe à la porte
De chaque instant, chaque jour
Et tous ces êtres chers qu'elle emporte
Nous laissent orphelins de leur amour
Car la mort sonne surtout à l'heure
Où généralement personne ne l'attend
En claironnant le glas d'un malheur
Sans en lancer de signe patent
Mais dans le ciel des souvenirs
Que d'images et visions fort nostalgiques
Qui ne cessent d'aller et venir
Dans un insondable flot atypique
Ce nuage en son firmament, on dirait le portrait de ma Mère
Et tel autre, on croirait être celui de mon Père
Qui majestueux, surplombent l'immensité de la mer
Mais changeant indéfiniment de stature et de repère
C'est ainsi que je finirai par y flotter un jour
Dans la magnificence de cette bien céleste image
Mais une fois que j'aurai totalement fait le tour
Avant d'obtempérer à l'ordre du fatidique voyage
Publié par Flâneur à 13:33:11 dans tantkàvoir | Commentaires (55) | Permaliens
Voici
Voici des mots bien orphelins
De n'être sortis de ta fine bouche
Ils sont rustres ou même carrément malins
C'est pourquoi des fois ils font mouche
Car ils sont porteurs de grands rêves
Et véhiculent des espoirs immenses
Ils trainent des pieds quand ils ne font grève
Eux pourtant si fragiles ou même tout denses
Ces mots sont ciselés à ton image
Par l'illustre malotru que je suis
Je te les dédis en guise d'hommage
En dépit des affronts que j'essuie
Excuses moi la modicité de leur propos
Car je te les exprime le cœur léger
A toi que j'ai déjà dans la peau
Je te les offre sans rien y changer
C'est là j'en conviens, un bien modeste présent
Qui se veut aussi discret que l'éclat d'une larme
Qui du fin fond de tes yeux, à chaque fois répond présent
Sans que personne d'autre ne s'en alarme !
Publié par Flâneur à 14:54:49 dans tantkàvoir | Commentaires (14) | Permaliens
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