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Ca dort | 10 septembre 2008

Peut-on "dormir'' tranquille?
alors que la souffrance est grande, alors que bien des exclusions s'amplifient..sous les projecteurs, et bien plus, sous l'oeil de caméras toutes "popularisées'' qui en soulignent le caractère distributif, amplifié pourtant par la faveur de la toile et d'autres moyens et médias, et répétitif selon les environnements socio politiques et les moments ou conjonctures..qui en soulignent la douleur, la menace, le danger..
alors que les heurts et agressions continuent ici et là..heurts fratricides, pour la plupart, des luttes politiques par populations, par régions ou clans interposés par-ci..invasions et occupations de terres et de territoires contestés et défendus becs et ongles..tâchés de sang ici..chargés de haines là..alors que des plaies béantes de solitude(s), d'esseulement(s), d'exclusion(s)..à proximité immédiate ou au pas de la porte de nos vies propres, ne cessent, même en marge, de grandir encore, de s'infecter, d'infester l'environnement alentour jusqu'à risquer faire pourrir le tout  même..
alors que bien des fossés et exclusions socio économiques risquent faire chavirer bien des équilibres sociaux et remettre en cause bien des aventures collectives..et faire se métamorphoser bien des rêves pourtant initialement fédérateurs, en cauchemars bien excessifs, comme issus de qlq fiction exagérée.. ou en tout cas de mauvais goût.
 le monde va mal..
il irait même très mal, n'en déplaise aux niveaux de développement et de maitrise technique dont il pourrait légitimement, ou justement se targuer..
ou même que précisément à cause – notamment - de ces avancées et progrès techniques notables et bien vertigineux..la ‘'logistique culturelle, les retombées culturelles ou l'élévation spirituelle''  n'ont pas suivi ce rythme effréné des inventions, des mainmises financières et spéculatives sur bien des marchés, des options et réserves de ressources circulant en cercle étroits faits d'intimes, et d'initiés bien connus car bien copains ou tous coquins..
n'en déplaise à cette mondialisation en trompe-l'œil..certainement que cela germerait, ou serait comme en gestation, encore, mais en tout cas loin de ces projecteurs, et trop loin de leur suffisance bien trompeuse, car ils ne peuvent compenser l'éclat majestueux et inimitable du soleil..
faudrait songer à la doper non cette élévation culturelle !?
face à de telles avancées, mais encore pour la plupart toutes - commerciales ou surtout matérielles..
mais la nuit porte conseil, alors en ‘'cette nuit'' le monde dort..après s'être fait dorer au soleil de bien des illusions..le monde adore..fuir..il préfèrerait plutôt dormir..faire dans l'autruche plutôt que dans le félin..
alors que, pour reprendre le titre d'un film, celui de Med Hondo, ‘'nous aurons toute la mort pour dormir''..l'on devrait de ce fait préférer moins cette fuite si tentante, si agréable, et si complice de bien des torts et oublis, de bien des abus accomplis sous la lueur du jour ou à l'abri de bien des lumières critiques non ?!
car..même que dormir c aussi mourir un peu..alors le monde se meurt un peu – chaque fois un peu plus..en faisant semblant de dormir..le monde joue à la vie, le monde joue à la mort..le monde fait le mort..
mais que non!
on ne peut (s'en)dormir ainsi ! le bruit de tant de déchainements est oppressant et le silence de tant de souffrances est comme insupportable
ou que si !
Même qu'en fait, on peut dormir tranquille, en paix..car cela n'arriverait qu'aux autres, forcément ?! s'oublie t-on des fois à illusoirement considérer..
cela ?..
c toute la peine et la douleur..toute la sueur, c toute la difficulté, la souffrance..la blessure..jusqu'à la mort, la belle mort de la conscience voilà ce qu'il faut laisser en paix..
dormons de notre belle mort..succombons en notre beau ou profond sommeil de survivant..ou sommeillons de notre seule mort complice, celle de la parole tue, celle du silence..du détour du regard devant bien des méprises..du mutisme apparent devant la souffrance imposée par bien des injustices à des frères et sœurs humains..même qu'on pousserait jusqu'a toutes les formes de vie, faune et flore y compris sur terre..
comme ces dormeurs, comme ces morts qui n'en paraissent moins et qui gémissent d'un manque de justice, de respect, d'amour, d'amitié ou de simple présence ou mémoire..alors que, au départ, nous nous devions au moins cela..ce discernement de respect, d'amour, d'affection, d'intérêt, d'urgence de tant d'attentions qui nous manqueraient tant -et qu'on se projetterait de diffuser..fusse au compte goutte !?..
alors ça dort ?
j'entends comme rire..au fond, je devine comme bien des sourires en coin..
haha..
ça dort et d'un seul œil ! je vois, je me disais bien

Publié par Flâneur à 18:33:37 dans tantkàvoir | Commentaires (11) |

A peine | 06 septembre 2008

A peine 

 

Tout le dépit du monde

Se lisait sur ce visage

Il est des colères sourdes qui grondent

Comme un tonnerre au dessus des nuages 

 

Quand l'amour n'est pas là

Cela se lit au fond des yeux

Et il n'est besoin de tralala

Pour rendre cléments les cieux

car il est des choses contraires

Qui arrivent sans avertir

Comme un inattendu bol d'air

Qu'on aspirerait avec plaisir 

 

Et ce dépit fort insolite

N'a ni regret ni état d'âme

Quand il te prend et t'habite

Par cette surprise qui désarme

car demain sera un nouveau jour

Et le Soleil éclairera

Sans peine et sans détour

Ce fol amour qui s'embrasera

Puis de nouveau sur ton visage

Le sourire refleurira

Tu te diras que c'est un mirage

Mais au fond de toi tu le tairas 

 

Considérons que la vie est ainsi faite

De joies insoupçonnées et de subites peines

Comme de toutes ces victoires ou défaites

Dont l'on s'en souvient à peine 

Publié par Flâneur à 21:22:32 dans Poetikavoir | Commentaires (16) |

Gavé | 30 août 2008

 

Gavé

 

le jour se languit de ta présence

et quand je songe à ta voix

résonne ton insoutenable absence

mais cela ne te fait rien à ce que je vois

 

certes, il est des fois inutile

de chercher une raison à l'amour

dès lors que tout devient si futile

au croisement de nos vies à leur carrefour

 

mais tu sais combien je t'aime

pourtant je ne te l'ai jamais dit

et ce ne sont là de simples paroles que je sème

comme le ferait un poète maudit

 

car je n'ai nulle autre prétention

que d'être conforme à ce que je suis

et il m'arrive de ne prêter attention

à tous les affronts que j'essuie

 

tous ces nuages en notre ciel

obscurcissent nos coeurs plus que nos âmes

et je trouve bien démentiel

de demeurer un affreux quidam

 

car tu sembles n'avoir cure de ce que j'endure

en me laissant ainsi sur le pavé

alors que toutes cette horrible peine dure

depuis si longtemps que j'en suis gavé

 

Publié par Flâneur à 20:10:57 dans tantkàvoir | Commentaires (22) |

Ebauche | 21 août 2008

 

 

Ebauche


Je n'ai rien fait d'autre avec mes mains
que dessiner ton visage
pour qu'en quelque lendemain
il ait tout le temps le bel âge


mes mains sont des fois expertes
pour barioler bien des couleurs
et ce ne serait pure perte
que d'en saisir tous les leurres


mais tu sais bien qu'elles te sont chaleureuses
ces mains pourtant toutes gauches
et que tu trouves bien précieuses
dès lors qu'elles t'en paraphaient l'ébauche


  S !

 

Publié par Flâneur à 20:14:37 dans tantkàvoir | Commentaires (29) |

Cadeau | 10 août 2008

 Dessin : Nykhol  www.blogg.org/blog-61662.htm

 

Cadeau

 


vivre..
seulement,
se laisser vivre
tout simplement
et en avant toute !
car c'est de cela dont il s'agit
vivre..
résolument
au besoin survivre
absolument
ou en tout cas s'en sortir
coûte que coûte
Sortir..
sa tête de l'eau boueuse des déconfitures
en dépit des turpitudes
et même, se hasarder à sourire
sans fioritures
voila une idée charmante
une belle aventure
même que bien désarmante
jusqu'en faire une sacrée habitude
sourire..
et puis..
ouvrir son cœur
ses oreilles et ses yeux
pour dépasser bien des rancœurs
sans rien nier
et ainsi les fuir
sans les renier
tout juste les laisser à mille lieux
s'en éloigner
ou les enfouir
quelque part en quelque grenier
et puis surtout..rester
à l'écoute des bruits du monde
des chants des oiseaux
des musiques du vent
du ruissellement de l'eau
et celle du tonnerre qui gronde
et au réveil
admirer ton regard
et sous son soleil
dessiner ton visage
de ma main
avec tes cheveux au vent
tournoyant comme ces nuages
qui s'envolent bien souvent
loin, très loin..
pour d'autres lendemains
haut, très haut
vers le lointain large..
large..
comme l'est ton sourire
rayonnant et sans fard
éclatant d'attrait
en ce matin à soi
où ton chant devient si beau
et ton sourire si vrai
oui ! ce matin tout de soie
dont tu m'en fais cadeau

Publié par Flâneur à 21:42:45 dans tantkàvoir | Commentaires (17) |

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