•  

    (Sur)humain..(In)humain.. 

     

     

    Passe!
    Marcher sur l'eau !
    Fait tout à fait extraordinaire ou en tout cas chose bien exceptionnelle que celle la
    Ce serait, le considèrera-t-on cela non sans  quelque acception ou référence bien religieuse, comme étant de l'ordre du surhumain !
    A l'image de son vénérable et non moins universel sujet
    Soit! qu'à cela ne tienne

     
    Mais marcher sur des œufs !?
    Sans même risquer les casser..ni les écrabouiller
    C'est quand même dur non ?
    En tout cas à..gober !..

    Des œufs..vous vous imaginez ?
    Des œufs tout corsés, tout broyés
    ..tout cassés, tout écrabouillés..
    Vous vous rendez compte de la difficulté de telle entreprise !?
    C'est me semble-t-il, en tout cas tout autant ou même davantage, plus délicat
    Des œufs totalement brouillés et enchevêtrés, ils sont, et pour le moins, quand même..durs à (les)faire ..avaler - et pas seulement à un humain !
    Ni sinon du reste à un esprit espiègle ou malin  

    Et que ce serait là une faculté par trop saugrenue à la faire subir à quiconque
     
    Mais l'on ne va s'embrouiller l'esprit pour autant
    Ni trop s'en faire tout un plat avec..
    Sauf à considérer que pour digérer cela, l'on ne verserait dans quelque comportement peu recommandable et avec quelque attitude néfaste d'un genre bien inhumain

    Ce qui n'honorerait le genre forcément ou seulement humain


    8 commentaires
  •  

     

     

    Ils vont.. ils viennent

     

    Ils vont

    Ils viennent

    Les jours

     

    Ils s'en vont

    Et puis s'en viennent

    Disent les gens

     

    Plus que les gens 

    Les jours

    ..S'en vont

    Et reviennent indéfiniment

     

    Les gens

    Chaque jour

    Viennent mais eux s'en vont

    Comme lorsqu'ils s'en vont définitivement

     

    Les jours viennent

    Et s'en vont comme le vent

    Dont les gens ne s'en souviennent

    Le plus souvent

     

    Vont les jours

    Comme les gens

    Quand ils s'en vont

    Les gens surtout s'en vont, c'est ce qu'ils font

     

    Viennent ces amours

    Et avec, leur entregent

    Qui apaise ou confond,

    Mais personne ne s'en morfond

     

    Ces amours..

    Chez les gens en ces jours

    Ces amours

    Tout flottant alentour

     

    Qui s'en viennent

    Ou qui s'en vont

    Quand les jours

    Viennent et Vont

     

    Et des fois reviennent

    Comme les gens, qui au fond,

    Tous font un petit tour

    Et puis s'en vont

     

    Ainsi vont

    Ainsi viennent

    Les jours

    Les amours

                     les gens

     

    Vont et viennent les jours

    Vont et viennent les gens

    Et leurs amours

    Tout indigents

                        Ou bien indulgents

     

    Ils vont

    Ils viennent

     

    Ainsi vont

    Ainsi viennent

                          Les jours

                          Les gens

     


    23 commentaires
  •  

    "Giga Bis Repetita"

     


    Tiens..cet "obscur" et non moins fumeux jeudi noir de 1929 se serait invité, spéculation boursière effrénée et "crise financière systémique" au devant de la scène aidant, en une "Giga Bis Repetita" - celle annonciatrice d'un millénaire qui, forcément, ne ressemblerait à aucun autre.. Elle est, sauf élément d'appréciation contraire, sans nulle autre pareille, elle serait cette fois-ci, par le biais d'une mondialisation démesurée et paradoxale car restreignant bien d'autres libertés (de mouvement des hommes bien amoindris pour leur part et en tout cas plus ou mieux contrôlés que celui des biens et services ainsi que des monnaies et autres écritures comptables), cette crise "Grandeur Nature" toute relookée..revisitée.."reboostée"..à pleins feux..à pleins gaz..plein les poches..plein la gueule..ou comme quoi la mémoire humaine ferait défaut, et surtout ferait encore une fois des siennes : les dégâts sont ou seraient encore énormes ; et ça craint fort à ce niveau


    ça tomberait à pic dans ce sens, ce "retour" ou ce retournement d'histoire, c'est pile poil que ça tombe, cette mise à nu toute remixée, cette (re)mise en scène, bien dramatique ou pour le moins dommageable..même que ce retour à cette "case-départ (de 1929)" avec ses particularismes et ses conséquences à venir nous ferait, et pour longtemps encore si ce n'est au prix fort surtout aussi, tourner en bourrique, tant les espaces se concentrent risquant imploser, et les  niveaux de profit se désagrègent face à l'ampleur des dégâts systémiques ou collatéraux dus à bien des spéculations éhontées, face aux élans des évocations de lendemains meilleurs mais en réalité bien entamés et bouffis..des tournures toutes faites et des sentiments aspergés par les tumultes ambiants ont trop pris d place en nos esprits, à nous autres inoculés par des faiseurs d'opinion de tout poil..qui s'en mordraient les doigts, sait-on jamais : la menace, en tout cas présente, aurait la force d'un Tsunami..et l'on ne peut résister aux éléments que sont le feu, l'eau..et, qu'on se le répète aussi, la "foule".. : et son coléreux tonnerre déjà gronderait..


    ce comment, histoire de donner au change (?) je me disais, au départ, que ce texte n'aurait ni..queue, ni tête..et, en tout état de cause, qu'il serait mis en page et lancé sans autre ambition que de ne plus être en trop grand décalage  de sa propre abyssale et entamée marge, assurément, il se contenterait de sa propre et marginale suffisance donc, sans avoir à  (trop ?) verser dans un déballage dont je n'ai à le faire d'autant que surtout, et je ne devrais être seul à cette aune, me sont inaccessibles ses cotés obscurs, bien étrangers ses secrets.. et aussi, je m'en remets à la clémence des saigneurs de ces sommes d'épargnes qui – miracle ( ?!),- comme subitement volatilisées l'on ne sait où mais pas comment !..Quand même, pas çà !..vite ! des fusibles, cherchons les fusibles, que dis-je ! trouvons-les et "fissa" ! et que çà saute ! pour qu'ils paient l'addition bien corsée..cette addition toute bien salée.. Et cette sale affaire n'en finirait de livrer bien de ses secrets mais en tout cas pas avant d'en avoir fait payer tout le prix à bien des contingents voire à bien des continents qui à vrai dire n'y seraient pour rien en c bouleversement issu d'une logique de marchés spéculatifs en l'espèce dangereux – une nouvelle "arme de déstructuration massive" ? un terrorisme à visage financier ?
    Et les ordres..fusent et, fussent-ils de vente ou d'achat, ces ordres font désordre ; et puis les statistiques disent tout sauf l'essentiel ; mon Dieu que c'est pas correct tout ça !..on pourrait bien les faire parler quand même..ces foutues statistiques non !? une question de technique ? peut être, assurément; une question d'éthique aussi, surtout..oui ! mon cher..oui! ma chère! absolument ! mes très chers..une "Foi"..n'est pas (forcément une) coutume !..


    par ailleurs, l'on ne se hasarderait à se prendre le pied dans le tapis rouge..couleur sang, odeur sueur..maintenant que les prises de tête sont légion et que les décotes font la une des médias et ouvertures de journaux télévisés ; dès lors que les chroniques se veulent plus (cou)rageuses sinon plus expertes encore tout en constituant les choux gras de ces unes, et des contenus d'éditorialistes qui voudraient, maintenant que c'est un peu plus forcé-corsé-roussi, en découdre vraiment. après avoir pendant longtemps été idéalistes, mais se métamorphosant désormais en éditoréalistes (oh!) ?! c'est tant mieux alors..qu'à Dieu ne plaise  ! surtout qu'il y'aurait des sirènes qui chanteraient, à l'unisson, des agonies de bitume..voilà comment le monde va..comme il va..mal à force d'avoir joué au malin, à l'astucieux ( se sucrer ainsi et à n'en plus finir ainsi que la quête de profits et de gains sans réel effort et à court terme rendraient aveugle ou aggraveraient quand ils ne les susciteraient, bien des avanies et autres cupidités ) et le moral des troupes en a pris un sale coup ! plus préoccupant encore, la confiance en a pris un -sacré- coup, sérieux celui-là..surtout préoccupant n'est-ce pas, car la confiance est la base de tout ce qui s'entreprend en société !? tiens, après le calice, si l'on en buvait un coup, pour oublier !? pour pas trop s'affoler..?! un coup pour moi, un coup pour toi, santé ! bravo ! ça débite..ça crédite..tant qu'on y est..alors que les chapitres comptables se couvrent d'opacité et autres facéties d'écritures et qu'aucun sens ni orientation apaisant n'y sont encore structurellement perceptibles, ou que ces chapitres de rouge marqués et leurs montants et chiffres se gonfleraient, en douce, et s'y calfeutreraient derrière un voile de silence plombé ! à perte et profit que tout cela y est en tant que de besoin  classé..et que tout y est rangé-agencé-glacé en toute bonne orthodoxie comptable, bancaire, boursière..un coup – du tort spéculatif - mortel pour moi et un coup – du sort- bien salvateur pour toi !? ou même, commutativité oblige, c'est aussi valable dans l'autre sens ? ces vaseux..vases communicants s'en donneraient à cœur joie, de ce fait..l'argent a changé de poche, de banque, de mains et d'horizons de destination - où en est la contrepartie ?..et même si rien n'y fait, car rien n'est parfait et en dépit que tout s'y conjuguerait en son essence, la Loi mathématique a cette faculté.. ce don..et cela a du bon, encore, des fois, sauf comme ce me semble être précisément le cas, si l'on en abuse..et que tout excès, par définition et, au besoin, par prudence, est nocif..et qu'il nous en couterait à tous ou notamment à l'encontre d'une..écrasée majorité, de trop tirer sur ce fil..


    mais pas pour ceux qui en auraient profité du filon, n'est-ce pas !? et les courbes – j'ai entendu fourbes..,- ne trompent personne qui ait les mains encore  toutes enfouies dans le cambouis, dans le labeur et les yeux levés vers le ciel d'espérances désormais battues en brèche, laminées..sur le tapis des laissés pour compte d'un genre nouveau : Ko ?! pour le contre air ambiant (question d'ambiance..toujours..) il faut repasser, il faut revisiter le passé..tout bien décomposé fait de larmes et de peines - aussi d'espoirs, de quêtes de bonheur à construire..alors prêts ? serions-nous - à chaque fois prêts..pour de nouveaux prêts ? et financièrement s'entend,  serions-nous pour de nouveaux engagements? pour de nouveaux astronomiques crédits ? qu'ils soient abyssaux ? ou marginaux ? pour remettre en place -pas en jeu !- cette confiance pourtant bien allègrement trahie.. ?!


    vite ! une éponge, qu'on essuie le vilain tableau noir (mais) couleur sang, disions-nous ! qu'on fasse table rase, à défaut de la jeter l'éponge, et le moral des troupes avec..

    en attendant, que demain, ça rase gratis, sait-on jamais..ou à défaut, l'on se contenterait de raser les murs d'un tel ratage : Colossal ! à ce niveau, çà craint à ce qu'il parait..et l'on se souhaiterait avoir juste rêvé non !? Cauchemardesque que tout çà et que tutti quanti..

    mais peut on faire tout cela ? peut-on ainsi dire tout çà ? et le dire ou surtout le vivre-subir, ainsi ? comme çà !? ha ! ha ! ha !


     

    14 commentaires
  •  

    Mais

      
                                                                
    Je sais..
    cela fait quelque temps que je ne suis venu
    avec..
    au delà de mes mots,
    mon désir
    ..ma folie,
    mon ambition à t'entretenir
    ..à te tenir
    comme accroché(ée)
    comme suspendu(e) à mes secrets
    à mes partages :
                              Mais..
    Oui ! ..mai..juin, juillet
    et puis oust !
    car c'est déjà l'automne qui pointe son nez
    juste après août
    dès septembre
    où l'heure aura enfin sonné
    et cela s'accélère en octobre puis en novembre
    et ainsi décembre
    puisque janvier fait vriller
    bien des nostalgies
    il les fait briller
    de blancheur des fois toute enneigée
    et aussi le modique février
    et les pales mars-avril
    qui se défilent
    et puis..
    et puis le tour est  joué
    il est ainsi vite fait
    vite fait bien fait
    le temps s'enroule
    tout enjoué
    il se déroule
    tout latent
    sans en donner l'air
    lui qui a tout son..temps
    lui qui est si indolent
    tout impassible, tout patient
    face à l'adversité de son passage
    en sa fuite d'éternité
    vois-tu
    ..je sais que tu sais
    que mes mots m'échappent
    et que les jours, les mois, les années
    me happent
    et que les siècles s'enchaînent
    et achoppent
    envers les convenances des hommes
    en cette mesure
    toute défaite
    et surtout, des fois, toute surfaite
    au hasard du calendrier
    et même au goût des uns
    ou à la faveur ou saveur des autres
                                                       oui..mais
    ..mai, juin, juillet
    août, septembre octobre
    novembre, décembre
    janvier février mars
    ..avril
    c'est fou
    ce défilé
    ces mois
    un peu olé olé
    ces émois
    un peu fous à lier

    il fallait oser

    risquer s'enliser
    et même être un peu feu follet
    pour venir t'entretenir ainsi
    sans rien baliser
                           ..mais
    je suis ainsi
    là-bas
    ..loin
    tout loin
    ou si près d'ici
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    20 commentaires
  •  

    Photo : Laurent Mounoury  - "Boule" 

     

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    Instant



    Je n'avais rien fait de plus
    Pas un geste
    Pas même un pas
    Ni ouvert la bouche
    Ni produit un son
    Ou prononcé une parole
    Et toi également
    Nous avions laissé faire les choses
    Et vu passer le temps
    Avec ses saisons
    Et puis..
    Le silence s'était installé
    Confortablement, en sa marge
    Et il ne semblait incommoder nos personnes
    Se métamorphosant comme en une bulle,
    Si légère, si mince et si large
    Nous protégeant..
    Et nous préservant
    Intacts..
    En l'état..
    Nous maintenant
    Sans façon
    Avec tact
    Comme en gestation
    Et dès lors..
    En un heureux hasard
    Notre lien avait couvé
    Loin des regards
    A l'abri de tout le reste
    De la présence criante du monde..
    Loin des assauts bruyants de la vie
    Et l'on s'en contentait,
    Tout naturellement
    Heureux qu'on était
    D'être ensemble – seuls
    ..Seulement
    Et même terriblement ensemble
    Tout seuls..
    Même en étant loin
    L'un de l'autre
    Physiquement
    Nous demeurions liés
    En nos êtres connectés
    Comme tout noués
    Par des fils invisibles
    Faits de cet éclat
    Tout indicible
    Tout de lumière..
    De cet amour..
    Loin des regards
    Tout plein d'égards
    En son coin
    En sa marge
    Toute dépeinte
    En son mutisme apparent
    Et en son absence feinte
    Car ce silence avait sa musique
    En toile de fond
    Faite de tous ces bruissements
    Et de cette grande insouciance
    Qui germent au fond de nos êtres
    Comme ceux de l'enfance
    Qui ne laissent rien paraître
    Comme ceux du vent
    Qui en ses errances
    Emporte au loin bien des tourments
    Car nous en jouissions de son inattendu passage
    Et nous nous fredonnions sa subtile mélodie
    Nous distrayant de ces seules notes en partage
    Dans une inimitable parodie
    Voila..pourquoi
    Voici comment
    L'éternité féconde l'instant
    Voici cet éperdu moment
    Où l'instant s'ensemence d'éternité


    28 commentaires