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Ton Soleil | 22 juillet 2008

Ton Soleil..
c'est dans l'éclipse qu'il fait..
il se cache..il émerveille
à l'image d'une fée

on l'appellerait Désiré..
tant son absence désarçonne
tout timide qu'il serait
ce que je ne soupçonne

quand à l'instar d'un essaim d'abeilles
et dans une inimitable frénésie
il s'en va et vient, butine et veille
à faire s'éclore ta poésie

Soleil au rayonnement délicat
et que la nuit jalouse de mille étoiles
dis-toi que c'est aussi mon cas
à vouloir te fixer en ma toile

 

Publié par Flâneur à 15:54:53 dans tantkàvoir | Commentaires (23) |

Slogan | 20 juillet 2008

Il est quand même (d)étonnant de sentir s'établir un lien..Fut-il fugace ou en marge
c si indicible et également, si surprenant des fois..si jamais celui-ci s'établirait..par le seul fait de laisser aller qlq mots et pensées arrachés au quotidien et tout simplement ou même anachroniquement (ba)lancés en cette "fenêtre"..pour toi - cet(te) "autre",- qui désormais serais dans la..confidence du sujet..ou dans la complicité d'un intérêt-besoin partagé..  
Parler..reste une belle chose et, même capricieuse, cette entreprise demeure un moyen bien accessible et non moins peu évident quant à rendre fluide ce qui ne semblait l'être, quant à aplanir des appréhensions des fois surfaites ou qui même "causées..voire légitimes'' n'en sont pas moins, dans bien des cas, excessives ; c également une façon de se "faire face"..et permettre à qlq certitude à ne pas travestir le lien,  de l'assumer..et ainsi permettre à esquisser qlq (approche de) "vérité"..ou ce que, à mon niveau déjà, à mon niveau d'abord, je considérerais comme étant une "vérité.." (on aura remarqé ces guillemets..) 
nous serions des fois si prisonniers de ces - de nos certitudes au delà de bien des préjugés!
Alors?..
Eh ben..."A bas les certitudes" !
voilà un bon slogan..un intéressant slogan ou défi à relever - avec, la complicité; l'aide et la participation des l'un...de l'une...de l'autre..oui! de toi..illustre lecteur de ton état, qui (me) lis..
rêvons aussi, c pas interdit !
 

 

Publié par Flâneur à 20:37:19 dans tantkàvoir | Commentaires (15) |

Traces et graffitis | 16 juillet 2008

Voila, à la vue de cette photo ( de L.Saint Jalmes - in ‘'Libération'' ; ''Pourquoi cet irrésistible besoin de laisser une trace ?'' ), je me suis identifié ou plutôt reconnu à travers cette interrogation  : Comme pour me dédouaner je me dis que, sous toute latitude, cela doit être assez "commun" cette façon de "marquer" sa présence, son passage..comme obligé, sur terre..
Car moi aussi, illustre inconnu et néanmoins passager tout autant que mes semblables, il m'est arrivé d'avoir laissé aussi bien quelque trace sur le tronc d'un arbre, que bien d'autres marques, graffitis et arabesques sur nombre de pupitres d'écolier et rarement, je reconnais, sur des murs pourtant sans relief, muets ou bien  avachis des fois par l'usure du temps..j'aurais peut être du le faire ! j'aurais du devenir ‘'tagueur'' comme on le définirait actuellement !? c ce que je me dis  maintenant que j'en prends conscience en m'en rappelant cet ‘'espace'' d'expression qui aura échappé à ma naïveté expressive, à mon innocence enfantine, c cela il m'aura finalement échappé cet espace pourtant bien..accessible et ''populaire'' ou en tout cas sans nul autre pareil même au grand dam de bien des remontrances..fussent-elles justifiées : notamment pour les arbres qui en souffriraient ou risqueraient être contaminés-condamnés par moult agressions de ce seul fait ; et aussi pour les pupitres d'écoliers  que l'on doit bien laisser ou maintenir "clean" et surtout non profondément hachurés-troués jusqu'à devenir gênants pour l'écriture, le dessin..

Car c des fois fort pénalisant ou en tout cas incommode une feuille de cahier (posée à même la surface agressée) qui se troue subitement sous le tracé à peine appuyé de notre plume, de notre crayon..

Mes plates excuses le cas échéant; forcément bien après coup..

En faire des "traces, des graffitis", est-ce signe d'un besoin d'expression ? d'une façon de "marquer un territoire" ? de (se) "dire" me voici ? que je suis là ou suis en tout cas passé par là ! que j'existe !
Et..ou pas seulement cela !?
Est-ce là, au mieux, un besoin de se projeter en qlq chute d'éternité que l'on souhaiterait ou qui nous habiterait au fond - tous ces dessins rupestres trouvés de par le monde permettraient ou au mieux expliqueraient-excuseraent tel raccourci ? Qu'en est-il pour chacun de vous, éventuels marqueurs-traceurs-graffiteurs devant l'éternel..anonymat !?
A bien y réfléchir, je me permets un grand écart en considérant à cette aune, que ces blogs seraient devenus de ‘'nouveaux pupitres, de modernes et infinis murs ou arbres d'un nouveau genre'' sur lesquels, nos cris ou nos silences, nos joies autant que nos peines, nos dessins bien gauches..ainsi que nos pensées décalées ou nos euphories insoupçonnées viendraient s'y graver pour s'y laisser découvrir, lire, oublier, pérenniser ou mourir ; et en tout cas et d'un certain point de vue pour y léguer quelque marque bien ‘'indélébile'' qui s'éterniserait en cette excroissance toute virtuelle dans les infinies arborescences de la "jungle du web"..

le Web ?

..un infini mur à marquer ?

..une nouvelle voie d'une postérité à taguer ?

Publié par Flâneur à 19:36:38 dans tantkàvoir | Commentaires (20) |

Délicatesse | 12 juillet 2008

Il n'ya pas de honte ni d'ailleurs de façon unique ou parfaite de dire, par l'écrit, les choses comme on les ressent, avec nos seuls, avec nos élaborés ou simples mots et des fois même avec nos oublis ou nos autocensures propres, car nous sommes des fois si délicats ou craintifs :

Délicats de dire les choses avec qlq excès, ou doucereuse manière d'exprimer nos sentiments, nos pensées, à les dire dans un dénuement qui ne correspondrait à une ‘'norme'' préétablie, à une ‘'façon'' toute faite et fermée de dire-d'écrire..mais nous savons très bien que si nous ne sommes parfaits, nous demeurerions bien perfectibles..alors patience.ou tant mieux !

Craintifs, oui! d'une certaine manière, face à ce que diraient tout en n'en pensant moins, ceux-là mêmes, illustres inconnus de nous autres, qui aurions pris le courage insolent d'écrire seulement..écrire tout simplement; et qui viendraient, qui à esquisser un sourire amusé ou ironique à l'endroit de nore écrit même, qui à nous ‘lire de haut'' mais de loin ou qui à nous balayer d'un revers de main invisible dans l'insondable et insondé anonymat de leur lecture de leur seul et simple passage en coup de vent..
 
A lui seul, ce simple passage de qlq lecteur pourtant bien anonyme, est en soi une belle chose ou aventure autant qu'il risque demeurer ''pesant'' car, ne l'oublions pas, notre écrit se voulait "intéressant ou digne d'intérêt" ( ce qui reste à définir je sais), car on l'imaginait ou souhaitait "éclairant, riche, insolite" mais en tout cas "généreux"..
L'écriture, nous travaillerait inéluctablement et ses effets demeurent bien présents .
Mais l'écrit est générosité par excellence  et amour de se confier avant tout; car généralement l'on y met du sien, on s'adonne à montrer au moins partie de notre for intérieur ou on s'y abandonne en nos excès et en nos euphories, c générosité, c attention et c amour et ouverture de soi sur autrui..

comme dire les choses avec délicatesse, avec poésie ou même avec qlq manière crue voire grossière et ce quels que soient le vocabulaire utilisé ainsi que la manière d'exprimer cela avec nos richesses de langage ou nos suffisances propres à cet endroit.

Voilà comment, voici pourquoi, il n'y aurait pas lieu de s'empêcher d'écrire si l'on en a envie ou même besoin, ni de se prendre trop la tête si l'on estime, à part-soi, que cet écrit est de peu d'intérêt, de facture négligeable..même qu'il ne provoquerait que moqueries, que jacasseries et dédain..mais n'est-ce pas que l'art est difficile et que la critique est aisée..
et puis écrire, cela nous situerait ou maintiendrait plus proches les uns des autres; aussi en accèdant à cet acte, à ce seul fait, nous serions plus à portée de main ou de langue du relationnel, même si le rationnel en prendrait un coup.
ce qui, en l'espèce, serait là bien modique prix payé face au poids des mots dont l'on se serait allégé et, mieux, de la nature des maux dont l'on s'en serait ainsi soulagé..

Ecrire, nous le disions, c délicat..
ça craint..non !?

Publié par Flâneur à 15:20:25 dans tantkàvoir | Commentaires (27) |

Ingrid : sous le soleil de la liberté | 04 juillet 2008

Elle est de retour, Ingrid Betancourt, de retour sous le soleil de la liberté, de nouveau avec les siens et avec le monde; de retour avec toutes celles et tous ceux qui, par la pensée ou par qlq opération de sensibilisation et de mobilisation, voient en sa libération, le fruit de leur implication et la récompense de leur folle et tenace esperance.

Il est également des pensées, comme orphelines que bien d'illustres anonymes ont eues pour cette femme exceptionnelle demeurée digne, humaine..pensées à saluer et honorer tout aussi humblement en dépit ou à la faveur de leur anonymat..

J'ai eu à exprimer ma solidarité pour cette femme - et pour toutes les autres personnes ou d'autres "Ingrid"..beaucoup plus anonymes de par le monde : pour que nul n'oublie, pour que nul ne les oublie.

La mobilisation, je le souhaite, je l'espère, demeurera toute aussi constante et davantage solidaire..

"Liberté pour toutes les "Ingrid"; pour tous les détenus" de toutes les prises d'otage et de toutes les méprises en ce monde, sous ce même soleil qui en ce jour inonde .

Publié par Flâneur à 16:56:30 dans tantkàvoir | Commentaires (12) |

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