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Une ligne | 04 juillet 2008

Une ligne 

 

 

Poésie de tous les blogs..

Et poètes en vogue..

Laissez-vous aller, laissez-vous lire

Ou cassez la baraque pas seulement la tirelire..

Voici, en retrait, quelques mots..

Un marginal remède à de factices maux
 

Laissez donc une trace, un signe..

Un dessin, un texte ou juste une ligne

 Poésie en devenir ou en peine

Qui retient son souffle jusqu'à faire perdre haleine

 Au bout de toutes les langues, ton destin est suspendu

Que justice te soit rendue !

 

Publié par Flâneur à 15:34:31 dans tantkàvoir | Commentaires (11) |

Mandela : 46.664 | 01 juillet 2008

Mandela : 46.664 

 

 46.664..
Un matricule, numéro d'écrou
Nelson Mandela : 46.664 
Un homme, héros mis au trou

Avec ses 46.664 façons d'être
Libre et digne
Et 46.664 manières de paraître
Humble sur toute la ligne

46.664 ! est le numéro de ce sacré prisonnier
Ce détenu, au destin unique
Qui fut mis longtemps aux arrêts
Dans les geôles d'un apartheid inique

Mais 46.664 restera à jamais gravé
En cet endroit bien infâme
Là où la geôle avait tant bravé
L'honneur des hommes et des femmes

il en sortit plutôt grandi
De ces lieux de..vide et de mort
Et il en émergea blanchi, pardi !
Sans rancune ni autre remords

Sauf quelques regrets en marge
De ceux là plantés en chaque personne
Et que la souffrance enrage
D'une sourde douleur qui résonne

Soit 46.664 années-lumière
Entre cette longue nuit et ce naissant jour
Mais que d'invocations et de prières
Et de folles espérances alentour

Subies dans l'épreuve de l'isolement
Avant que cet épisode immonde
N'entre, comme subrepticement,
Dans la grande Histoire du monde

 

Publié par Flâneur à 20:21:53 dans tantkàvoir | Commentaires (7) |

Gagne | 29 juin 2008

En gagner.
Mais de l'argent ! coûte que coûte en gagner..et seulement ça, il n'y a que ça de vrai, de sonnant de trébuchant,
l'argent, une  nouvelle mais non moins tenace tendance qui aurait cours..qui ferait courir et tourner la tête au monde, voilà la philosophie de la vie, une religion qui se passerait de mode ou qui tout simplement les surpasserait toutes !
Voici..le nouveau leitmotiv à devoir placer au devant d'inamovibles lorgnettes, sans quoi on serait un « looser », littéralement un perdant.
Même qu'on serait pour toujours un perdu, un moins que rien
bien ou mal foutu mais en un certain sens, foutu sur toute la ligne..

bon à jeter à la poubelle ou tout juste bon à être recyclé, ce qui n'est gagné non plus ni du reste réjouissant.Sans argent l'on ne serait ni ne vaudrait rien donc même que c drôlement grave ça ou que c désespérant si l'on n'y prend garde : se risquer à – socialement, mentalement..et monétairement..se consumer, s'oublier et en un mot à se laisser mourir en pure perte sèche
bilan désastreux ?! Imparable et mortel  classement à ‘‘Pertes et Profits'' ;
 la clé sous le paillasson ? la clef de qlq palpable bien (tout et seulement matériel) que l'on n'aurait eu sa vie durant !? une clef de voûte que l'argent, situant, soutenant et structurant la commodité sécurisante d'un édifice matériel plus que la vie en elle-même ?!
entre-temps nous saurions être de nouveaux ‘'SDF''..mais du bonheur précisément ce qui serait non moins doublement mortel.
à moins, mort pour mort, et au passage de ce..''psycho- social'' Styx bien délicat, de faire don de soi et au passage amasser qlq menue monnaie devant telle ‘'urgence vitale'', faire don d'organe..une trouvaille ?
ce serait, toujours, au moins ‘'çà'' de gagné, en plus de la ‘'moralité et grandeur'', des fois certes marchandée-monnayée, de ce geste bien discrétionnaire plus que d'humanité en certaines situations

Ça sauverait, en plus de la vie d'une autre personne, l'honneur au moins, mais pour autant  n'exclurait de l'horreur, tel commerce d'organes, de corps..plutôt que don de soi


L'on réduirait toute autre chose donc ?  toute autre alternative, toute  motivation ou quête..et celle du bonheur précisément ;
le bonheur..même à temps partiel, cela doit bien exister non ?
que non ! ou que si, pardi ! sanctionnerait-on par la grâce de qlq tropisme bien pensant devant l'éternel 
En dehors de l'argent, point de salut : c tout pesé-emballé, c prêt à l'emploi..
oui ! à l'emploi, mais précaire.
Alors  faisons les comptes, l'argent..à n'importe quel prix; du cash sinon ce serait le clash et l'affrontement – ou des ‘'klach'' et avec, au delà de bien des barons à la tête, des  tas de marchands d'armes qui s'en frottent les mains, c que ça travaille sans relâche et toujours plus en ces zones et circuits de jeux de la mort bien huilés et hélas bien transfrontaliers : qui donc le leur reprocherait puisque l'argent résume, permet et condense tout, l'argent n'importe comment, n'importe où ! l'argent sans couleur, sans odeur, sans oreilles :  celui du ‘'silence des agneaux''..

L'argent rend (-il) (plus) heureux ?

Vive la ''gagne'' ?
Non, sans rire, quel humour  cette idée bien creuse
..mais une question à creuser !?
 

Publié par Flâneur à 15:02:01 dans tantkàvoir | Commentaires (2) |

Parlant | 21 juin 2008

Rien à voir avec ce qui était prévu, ce texte se voulait discret, muet presque - alors? ne rien dire? ne rien écrire, c peut être mieux non!? soit! je n'en dirais mot alors - et c bien fait, c tant mieux pour chacun !?
Et à commencer, pour moi qui reste là où je suis, avec mes mots en bloc avec moi..tout enfouis en mon esprit, en mon cœur..en moi, et le blog(g) tout vide et il y'a toi - et puis, à travers toi, il y'a tous vous autres..tous ces autres "obligés" insondables anonymes lecteurs..et aussi, les autres blogs, il en est même suffisamment - ou que trop alors ajouterait qlq excessif avis,- alors qu'il en manquera toujours des blogs à découvrir, des messages à lire, des virées à entreprendre, des choses utiles ou futiles bien ou mal dites ou exposées à faire, des photos, des vidéos, de suggestives choses à voir, ‘'z'yeuter'' ou apprécier et d'autres, inattendues à la limite de la ‘'morale, de l'éthique, voire de la bienséance'' ; ce qui est très relatif ou en tout cas à (re)définir, je sais..
Voilà donc de bien illusoires limites, du reste, quant à freiner cette faculté donnée, permise et surtout accessible pour tout un chacun - sous couvert d'anonymat de base,- quant à y aller, qui de sa verve, qui de son imagination ou de son outrecuidance en un déluge de libertés jusqu'alors moins (virtuellement)popularisées ( pour le moins)..Et chacun y va de sa hargne ou de ses doutes..
Mais ces situations, qu'on estimera, sans nul procès d'intention et sans opprobre en tout cas, pour le moins  porteuses car amorcées en leur élan de liberté sans mesure, lancées en une foule de miroirs de ce qui, pourrait-on dire, constituerait l'image enfouie en nous autres ‘'bloggeurs-lecteurs'' amassés derrière un écran..l'écrit reste un miroir..même des fois un prisme déformant, mais..

Et par delà tant d'écrans, nous voilant la face ou survolant notre seule  réalité quant à elle bien autrement établie, pour la plupart, cette image donc qui nous collerait à la peau..de cette virtualité sans fard (ou avec!) et qui nous fait ouvrir des voies à établir des passerelles..ou vecteurs entre les êtres, ce sont là bien des initiatives, bien des créations..qui interpellent et quetionnent plus qu'elles ne gargarisent des prêt-à-penser ou consommer..et il n'est de rcette miracle au fond..

Image qui s'en trouverait être assurément bousculée ou même effleurée des fois sans ménagement quand elle ne fait l'objet d'un habillage poétique ou non moins agréable au regard ou à l'ouïe..ce qui n'est pas négligeable non !?
et dire que je ne devais rien écrire car je n'aurais eu rien à dire - alors je n'en rajouterai mot..ce qui serait non moins parlant!

Publié par Flâneur à 16:10:31 dans tantkàvoir | Commentaires (4) |

Mots d' émoi | 19 juin 2008

Pour en apprendre de moi..

au travers de ce que je te dis - et de ce que tu peux en penser et dire..

je me laisse aller à écrire et balancer ces mots sans objet..ces pensées sans cause..mais en faut-il ? ces tournures..comme ces phrases balancées en une parcimonie non feinte..par la faveur d'un  vent d'ingéniosité ?..de générosité ?..de curiosité..

curiosité d'en dire..d'en savoir davantage..?!..

qu'en sais-je..

ce vent d'évocation qui souffle en nous..qui balaie les appréhensions..qui fait dans la ''pollinisation'' des idées..des mots..des distances..des liens..des êtres..

ce vent qui va et vient..en son ciel insondable..hachuré de moments de béatitude toute bienvenue ou d'émerveillement insoupçonné en ce ciel sans fard..

ce vent..

ce temps..

et..précisément  en cet espace de liberté en marge..factice..mais tout compte fait bien irréductible..permet des éclosions d'imagination solidaires..

ou des reproches d'à-propos décalés ou rejetés..car futiles ..

futiles, comme le seraient ces poèmes non aboutis..non éclos en ton regard..non sertis en ta bouche..

cette bouche qui cisèle les mots, qui leur donne le ton..la couleur..la verve..la profondeur..la saveur..la force ou la douceur..

ou qui carrément les rejette..car amers..car insolubles et inconsommables..

ces mots masqués..diffus comme cette poussière invisible sous le soleil de ta critique mais présents en toi..

ces mots..

ceux à venir notamment,

je les laisse s'agencer à leur bon vouloir..

à leur guise..

peu importe s'ils séduisent..s'ils déplaisent..

ou s'ils arriveraient à émouvoir

c'est qu'ils ont les défauts de leur seule modicité..

mais ils sont à moi

et dès lors, ils sont désormais tiens..

ils nous appartiennent autant qu'on appartient à leur évocation..à leur force de leur foi

..à leur subtilité..

ou à leur humble nécessité..

voire, à leur inutilité apparente..

pour en apprendre de moi

et ainsi mieux en savoir de toi..

pour apprendre..

pour comprendre..

apprendre ?

comprendre?

..mais quoi ?

les fondements de nos rêves..

les piliers de nos aspirations..

les élans de nos oublis..

les aléas de nos chemins

et de nos êtres..

les requêtes..de nos quêtes..

de ces quêtes balancées telles des requêt..pardon! lancées telles des roquettes..de vie

si multiples

et pourtant si anodines,

ou si anonymes..

je me dis qu'ils sont à venir

ces mots..

rares

comme la pluie en ce désert

précieux

comme une oasis sans nul repère

comme surgie de nulle part

ils sont à venir, ces mots..

d'émoi

de moi

oui !  ces mots d' "e"_moi

..oui tous ces mots sortis de moi..

à toi servis

et tout sertis

à toi..e_moi

ils font partie du passé, du présent..de l'avenir !..

Publié par Flâneur à 17:34:31 dans tantkàvoir | Commentaires (4) |

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